de Valparaiso à San Pedro de Atacama

7 brumes et brumes

 Valparaiso est devenue familière.....
 Il fait beau et chaud à nouveau, je peux recommencer à me vanter, boire de l' eau et fréquenter les banos de la ville.... (  le papier dans une poubelle SVP, les canalisations ne le supporteraient pas ....)

 J' ai marché jusqu'à l ascensor Polanco, le plus célèbre ... en panne! Grimpette donc, puis bus autour du cerro Baron avec vue plongeante et cahotique sur le pacifique.  Du bleu du bleu du bleu, comme la mer, comme les murs comme.....Comme je prends les bus au hasard, je ne sais jamais où je vais aterrir ( le mot n'est pas déplacé dans cette ville verticale.... ) Cette fois, c'est près du marché, dans le plan, quasiment au pied de chez O'Higgins, une brasserie réputée où je décide de m' offrir un repas de fête inhabituel : (4500 pesos le menu , pisco sour et un verre de vin  inclus... ) à l heure de l' almuerzo ( après  13 h et parfois on sert jusqu'à 17 h... puis le relai est pris par le once, sorte de goûter accompagné de moult douceurs, ceci expliquant le tour de taille de la plupart des  chiliens et chiliennes ) Je me régale, observe par la fenetre des couples de lycéens s'empiffrant de bonbons entre deux besos énamourés, et me lève, ignorante que je suis de l effet pisco sour quand le soleil tape .



 


un verre de Pisco sour, un verre de vin chilien.......




Helados, bebidas, telefono y besos



l'après midi qui suit sera une promenade totalement décalée dans une ville qui l' est déjà beaucoup .De décalages en décalages on finit bien par se trouver là ou il "faut".....Barrières, friches, barbelés, trains, camions me masquant l'océan a droite, autoroutes avec bus crasseux à gauche.... le tout sans banos pour me soulager du pisco sour....Je finis par arriver sur une caleta en travaux et donc incompréhensible... où des lycéens en uniformes répétent avec une fanfare quasi militaire tandis que les pêcheurs fument au soleil en regardant leurs barques. Vous avez dit décalages ?










vues sur la mer...







fanfare de bord de mer







la plage est surveillée par un Christ redempteur et par un gros poisson


 Retour par le "métro", un train assez cher (450 pesos )qui longe l'océan , puis banos salvateurs/ bière au bar de la Playa, bar sombre entre Portugal et Empire britanique où je rencontre "mon" premier marin . Clic clac, elle est floue... moi aussi.


Soirée tchache decibels et clopes chez anna et ses copines etudiantes suivie d une bordée tango/pisco sour en bas de la rue au restau "mi casa".

 gros dodo puis mal de crane au reveil tiens!

Valpo est devenue familière, oui..  Je commence à faire des chose familières comme acheter des collants, des stylos.... Je connais l'itinéraire : choisir le produit avec le vendeur ( s'expliquer car le produit est souvent invisible, caché dans un tirroir....), aller payer à la caisse, revenir avec la petite facture jaune ou rose,  voire aller chercher le produit à une troisième caisse et même, comble du super nec plus ultra majoré : se faire emballer le produit..... Ah, on ne se sent pas seul  dans les magasins et ya des p'tits boulots qui ne se perdent pas....oui, familière et amusante....Mais je ne sais plus quel jour on est ni quel jour j' ai fait quoi. Envie de m' adosser au siège... mais c'est là qu il faut se redresser et penser à organiser le depart  vers le nord dans trois jours : bus ? avion?.... Le bus c'est long mais c est lent.... Un mélange ?

C est pas moi le chef ,  c est le temps et les distances.




05:50 - 24/04/2006 - Ajouter un commentaire

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vingt jours au Chili, avec lenteur et les yeux grand ouverts....

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